Sur le fond, le Gouvernement se réfugie derrière la présentation de la stratégie « Logement d’abord » en présentant des chiffres globaux d’accès au logement et de places d’hébergement. Cette accumulation de données ne répond toutefois pas à la question posée : pourquoi aujourd’hui des enfants continuent-ils de dormir à la rue en France ?
Ces chiffres masquent une réalité tristement bien connue des associations : des dispositifs saturés, des refus quotidiens au samu social et des familles qui n’appellent même plus, tant les réponses négatives sont devenues la norme.
La question écrite posée au Gouvernement alertait également sur la situation des mineurs isolés, des familles vivant dans des squats et qui échappent aux statistiques officielles. Dans sa réponse, le gouvernement n’en fait pas mention comme si leur invisibilisation suffisait à nier l’ampleur du problème. Ce silence est politique. Il participe à la normalisation de situations indignes et contraires aux principes fondamentaux de protection de l’enfance.
Enfin, si la réponse évoque des crédits supplémentaires, elle ne fournit aucun élément précis sur l’ouverture de nouvelles places ni sur la mise à l’abri des familles avec enfants. Sur le terrain, les associations continuent pourtant d’alerter sur l’insuffisance des moyens et l’épuisement des dispositifs existants.
Face à une réponse très insuffisante au regard de l’urgence sociale, Michelle Gréaume reste pleinement mobilisée pour que le droit à la mise à l’abri soit effectif pour toutes et tous, et en particulier pour les enfants. Elle continuera d’interpeller le Gouvernement pour que des mesures immédiates et concrètes soient enfin mises en œuvre, à la hauteur des principes de dignité et de protection que la République se doit de garantir.
