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CENTRES AFPA MENACÉS : UN MORATOIRE ET UNE CONCERTATION POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DES TERRITOIRES

Face aux menaces de fermeture des centres Afpa de Roubaix, Maubeuge, Cantin et Laon, Michelle Gréaume demande un moratoire. Elle appelle à réunir les acteurs concernés pour examiner les besoins de formation, les conséquences des fermetures et les moyens nécessaires au maintien de l’activité. Le contrat d’objectifs et de performance 2026–2029 prévoit le développement de l’apprentissage et l’adaptation des formations aux besoins des entreprises. Ces orientations doivent se traduire par des possibilités concrètes de formation dans les territoires.

Or les fermetures envisagées suscitent une question : comment réduire les capacités de formation alors que des entreprises peinent à trouver certaines compétences, notamment dans des métiers comme celui de soudeur ? L’Afpa permet à des demandeurs d’emploi d’obtenir une qualification et à des salariés de se reconvertir. Elle contribue aussi à répondre aux besoins des entreprises. Son avenir concerne donc les personnels, les stagiaires et l’ensemble du tissu économique local.

Réunir les acteurs avant toute fermeture

Michelle Gréaume demande un moratoire sur les fermetures et une réunion de concertation associant les entreprises, les parlementaires du territoire, la Région Hauts-de-France, les intercommunalités, les organisations syndicales et la direction de l’Afpa. Cette réunion doit permettre d’établir un diagnostic partagé : quelles compétences manquent aux entreprises ? Quels métiers sont en tension ? Quelles formations doivent être maintenues, adaptées ou développées ? Quelles alternatives aux fermetures peuvent être envisagées ? Les décisions doivent tenir compte des besoins des habitants et des possibilités réelles d’accès à la formation. Pour une personne sans véhicule ou disposant de faibles revenus, l’éloignement d’un centre peut constituer un obstacle majeur.

Évaluer les conséquences et rendre les critères transparents

La sénatrice demande si une étude indépendante a été réalisée sur les conséquences des fermetures envisagées pour l’emploi, l’accès à la formation et la réponse aux besoins locaux. Elle demande qu’une telle évaluation soit menée avant toute décision définitive. Elle souhaite également connaître les critères économiques et territoriaux ayant conduit au choix des sites concernés. Les personnels, les élus et les habitants doivent pouvoir comprendre les décisions et examiner les alternatives.

Garantir le financement public de la formation

Michelle Gréaume demande enfin à l’État de préciser son engagement financier pour permettre à l’Afpa de remplir ses missions et de mettre en œuvre les objectifs annoncés pour 2026–2029. La formation professionnelle est un droit. Son financement public doit garantir une offre accessible, accompagner les reconversions et répondre aux besoins de qualification. Ces missions ne peuvent être appréciées à partir des seuls critères de rentabilité immédiate. Pour la sénatrice, l’Afpa répond à des besoins sociaux et économiques. Préserver ses emplois, ses compétences et son implantation territoriale doit être au cœur de la concertation.

Dans le document PDF ci-dessous, vous trouverez le courrier adressé par Madame la Sénatrice au ministre du Travail.

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