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Michelle Gréaume

éric Bocquet Découvrir le sénateur
Actualité

Question d’actualité au Gouvernement

Michelle Gréaume interpelle le Gouvernement sur la réforme des retraites

Lors des questions d’actualité au Gouvernement de ce jeudi 11 octobre 2018, Michelle Gréaume a interpellé Madame Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé au sujet de la réforme des retraites dont la teneur vient d’être dévoilée.

https://youtu.be/h81vJU_2b_s

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier Ministre,
Mes cher(e)s collègues,

Ma question s’adresse à Mme la ministre des solidarités et de la Santé.

Les lignes directrices de la future réforme des retraites ont enfin été dévoilées.

En effet, votre projet de fusion des 42 régimes actuels et de mise en place d’une retraite par points va réduire les pensions des travailleurs et repousser à 63 ans, par un système de décote, l’âge de départ effectif à taux plein.

Ce sont les mécanismes de redistribution et de solidarité que vous remettez en cause, au profit d’une logique individualiste qui fait peser à l’assuré tous les risques du montant de sa future pension.

Vous accédez par là, aux vieux rêves du grand patronat et des marchés financiers d’en finir avec notre système de protection sociale en livrant ce fabuleux magot des retraites aux intérêts du privé.

Car jamais les salarié.es n’auront le nombre de points nécessaires à un niveau de retraite digne. Ils seront donc poussés à recourir aux fonds de pensions et à l’épargne privée, pour ceux qui en ont les moyens. Pour tous les autres ce seront des pensions de misère.

En Suède, ce système par points a entrainé une baisse de 30% du niveau des pensions.

A l’heure ou la révolution numérique va détruire de nombreux emplois, et alors que, déjà, plus d’un million et demi de séniors ne peuvent prétendre à la retraite ni retrouver un travail, reculer l’âge de départ à taux plein est une aberration, un non-sens.

Oui, le système actuel de retraites est inégal et le niveau des pensions insuffisant, mais plutôt que de remettre en cause les principes de la Sécurité sociale pourquoi ne pas faire contribuer les revenus financiers des entreprises ? Sans oublier les créations d’emplois et les hausses de salaires qui sont le cœur du financement de notre protection sociale. C’est cela une politique progressiste.